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En mai 2004 le législateur a repris les accords conclus par les partenaires sociaux pour instituer un droit individuel à la formation (DIF) destiné à l’ensemble des salariés.
Quatre ans après, le DIF s’installe définitivement dans le paysage de la formation professionnelle avec 62% d’entreprises qui l’ont mis en œuvre depuis 2005.
Une étude récente montre que 9 salariés sur 10 connaissent son existence, 70% savent le nombre d’heures acquises et 20% l'ont utilisé.
Ce dernier taux montre une marge de progression importante. Le risque d’une attitude attentiste ou d’une gestion au fil de l’eau des demandes diverses peut faire du DIF un dispositif, sinon dangereux, pour le moins inutile s’il ne consiste qu’à assurer la gestion des « compteurs ».
A contrario, le DIF a un intérêt majeur s’il s’inscrit dans les orientations fixées par les branches ou l’entreprise voire dans une logique de gestion des compétences en l'associant à l'entretien professionnel et à des démarches de Validation des Acquis de l'Expérience (VAE).
Ainsi, en permettant au salarié de co construire un parcours de formation avec l’entreprise, il génère immédiatement un effet bénéfique, la motivation, condition première à tout apprentissage de qualité et source recherchée de performance pour les organisations.
Il appartient à celles-ci de développer cette dynamique vertueuse d'implication réciproque en facilitant l’initiative des salariés à exercer leur droit à se former.
Pour cela, les entreprises qui ont mis en place ou utilisé un catalogue de formation en lien avec leur stratégie et besoin de qualification, enregistrent un taux d’utilisation du DIF bien supérieur à la moyenne. En effet, la question du choix de la formation est l’un des principaux obstacles à l’utilisation du DIF par les salariés.
Enfin, demain, le DIF est amené à se développer en tant que dispositif clé de la sécurisation des parcours professionnels par la portabilité d’une entreprise à l’autre.
Il convient pour toutes ces raisons d’exploiter le DIF pour qu’il reste un dispositif de création de valeur pour le salarié et l’entreprise.
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